Pépinières Baud
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Questions fréquentes

Des dizaines de questions nous arrivent chaque semaine. Les mêmes reviennent régulièrement : nous les avons rassemblées et traitées ci-dessous.

Un constat à garder en tête : la grande majorité des problèmes que l'on nous rapporte résulte d'un arrosage et/ou d'une fertilisation inexistants, insuffisants ou inadaptés. Avant de chercher une cause compliquée, vérifiez toujours ces deux points d'abord.

Les questions de choix variétal, de plantation et d'entretien sont traitées en détail dans nos pages Conseils de culture.

Problèmes de feuillage

Procédez par élimination, dans cet ordre :

  1. Vérifiez qu'aucun désherbant n'a été utilisé à proximité. Le système

racinaire du figuier, souvent très superficiel, est sensible aux désherbants à absorption racinaire.

  1. Vérifiez l'arrosage. Un goutte-à-goutte doit fonctionner plusieurs heures

pour être efficace, et le sol doit être meuble pour que l'eau pénètre en profondeur. Dans près de neuf cas sur dix, un figuier dont les feuilles jaunissent et tombent a simplement soif.

  1. Vérifiez la fertilisation. L'arbre doit recevoir un engrais équilibré,

riche en potasse, et ne souffrir d'aucune carence.

  1. Pensez aussi à l'excès d'eau. Des taches jaunes apparaissant

partiellement sur le limbe, par transparence, peuvent venir d'un excès d'eau. On observe alors souvent des taches de rouille sous les feuilles.

Il s'agit de la Teigne. Elle ne présente généralement qu'une génération, fin mai / début juin. Voir la rubrique ennemis et maladies du guide de culture.

Problèmes de fruits

Il s'agit très probablement d'un caprifiguier (figuier de type mâle) issu d'un semis. Dans ce cas, il n'y a aucun espoir d'obtenir un jour des fruits comestibles.

Consolez-vous : votre figuier ne sera pas inutile — il pourra polliniser les figuiers du voisinage, car seules les figues des caprifiguiers produisent du pollen.

Si vous pensiez avoir multiplié votre figuier par marcottage, assurez-vous que ce que vous avez prélevé provient bien d'un rejet de la souche initiale, et non d'un semis issu d'une figue tombée au sol.

S'il s'agit des figues fleurs :

  • Certaines variétés, comme Pastilière, mettent en place de nombreuses

figues fleurs qui chutent toutes, sans exception. C'est un phénomène normal, propre à la variété.

  • Les aléas climatiques (gelées de printemps tardives, longues périodes

ventées, forts écarts de température) peuvent faire chuter les figues en début de formation.

  • Cela peut aussi traduire une fertilisation insuffisante ou mal adaptée.

S'il s'agit des figues d'automne :

  • Là encore, pensez à la fertilisation.
  • Dans le sud-est (de Toulon à Menton), vérifiez l'absence d'attaque de

mouches. On peut intervenir jusqu'à trois semaines avant récolte, puis par pièges à insectes.

  • Dans les zones froides, où le blastophage n'est pas présent, **seules les

variétés autofertiles (parthénocarpiques) peuvent produire des fruits**. Sans pollinisation, pas de fruits.

  1. Si l'arbre est chétif : suspectez un manque d'eau et/ou de fertilisation

— surtout en sol pauvre — ou une exposition insuffisamment ensoleillée.

  1. Si l'arbre est vigoureux et en pleine forme : la fertilisation est

peut-être inadaptée (trop d'azote, ou déséquilibre azote/potasse), ou l'arrosage trop copieux. Un excès d'arrosage est aussi dommageable qu'un manque.

  1. En zones froides, une variété mal choisie ne produira jamais de fruits.

Sont à éviter : les variétés unifères ayant besoin de pollinisation ; les variétés bifères ayant besoin de pollinisation lorsque les gelées de printemps font chuter les figues fleurs chaque année ; les variétés très tardives. Le choix variétal est primordial : seules les variétés autofertiles pourront produire.

Le figuier et son développement

Tous les figuiers n'ont pas un grand développement : il est essentiel de faire le bon choix variétal dès le départ. Certaines variétés restent petites et conviennent aux jardins de taille modeste ou à la culture en bac (voir le catalogue, colonne « développement de l'arbre »).

Pour un sujet déjà installé et trop volumineux, une taille appropriée permet de contenir l'arbre — au printemps, à la montée de sève, en mastiquant les plaies.

Dépérissement partiel (des rameaux qui sèchent) : souvent lié à un chancre développé sur des plaies de taille non mastiquées ou des blessures. On ne peut intervenir que préventivement. Pour les rameaux touchés, il n'y a rien d'autre à faire que de les supprimer et de les brûler.

Dépérissement total : il survient souvent brutalement, trop tard pour intervenir. Le diagnostic n'est pas toujours évident, mais il fait généralement suite à une situation de faiblesse antérieure : pourridié au niveau des racines, ou stress — en particulier un stress hydrique lors d'épisodes de canicule, lorsque les nappes descendent et privent les racines d'eau.

Dernier conseil : ne replantez jamais un figuier sur les racines de l'ancien.

Multiplication et transplantation

La méthode est la même pour toutes les variétés. L'état physiologique du pied-mère est primordial : plus le pied-mère est en bonne santé, plus la bouture s'enracinera facilement et rapidement. L'utilisation d'hormone de bouturage n'est pas indispensable — nous n'en utilisons pas à la pépinière.

L'écussonnage en pleine sève, plutôt de la mi-juin à la mi-août. Cela dit, le greffage du figuier ne présente guère d'intérêt et reste difficile.

Non. Un semis peut donner autant de figuiers « femelles » à fruits comestibles que de figuiers « mâles » aux fruits immangeables. La remarque vaut aussi pour un figuier qui se serait semé seul dans votre jardin.

C'est possible, mais délicat — et le résultat dépend du milieu d'origine :

  • S'il a poussé en milieu sec : ce sera difficile et risqué, son système

racinaire étant très étalé, en surface comme en profondeur.

  • S'il a poussé en milieu plus favorable : son système racinaire est plus

réduit et plus proche du pied — la transplantation est plus envisageable.

Quelques précautions indispensables :

  • Transplanter toujours au printemps, juste avant le redémarrage de la

plante.

  • Tailler la partie aérienne (avec masticage des plaies) — d'autant plus

sévèrement que la partie racinaire prélevée est réduite.

  • Faire un gros arrosage à la plantation.
  • Ne pas trop arroser ensuite tant que le feuillage n'est pas apparu.
  • Faire plutôt des bassinages sur la partie aérienne, même sur le bois nu,

pour éviter sa déshydratation.

Vous n'avez pas trouvé votre réponse ?

Si votre question n'est pas traitée ici, nous proposons une étude personnalisée, réalisée par Pierre Baud, auteur des ouvrages Figues et Le figuier pas à pas.

Adressez votre demande par courrier, accompagnée d'un règlement de 45,00 € pour la prestation, à :

Pépinières Baud — 910 chemin du Parrot — 84110 Vaison-la-Romaine

Une réponse vous sera apportée dans un délai maximum de 8 jours, par courrier ou par e-mail. Nous mettons en œuvre tous les moyens pour trouver une solution, mais nous attirons votre attention sur le fait que certaines réponses ne pourront être que des pistes ou des hypothèses de travail — c'est particulièrement vrai pour les déterminations de variétés.